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Ven 16 novembre 2018
Portes 20:00 / Début 21:00
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Le groupe bordelais qui redonne des couleurs à la pop française

Figurant parmi les pionniers de la nouvelle vague francophone (La Femme, Aline, Lescop, Baden Baden…) au début des années 2010, Pendentif tire vite son épingle du jeu avec ses chansons héritées à la fois de la pop anglo-saxonne et de la variété française.

Des chansons en forme de cartes postales qui rayonnent sur un premier album, Mafia douce (2013), où le groupe bordelais redonne des couleurs à la pop française, qui en manque parfois à trop broyer du noir.

Pendentif a composé son nouvel album à l’aune d’influences disparates : la pop moderne de Saint Etienne, l’électronique contemplative de Toro Y Moi, la fraîcheur insolente des films de Jacques Rozier, le R&B sensuel de Blood Orange.

Les premiers morceaux composés vont rapidement donner la couleur synthétique et dansante de l’album. Les textes sont fortement imprégnés d’inspirations géographiques et des sorties littéralement vertigineuses avec le champion de France d’ULM, fan de Pendentif… Sans oublier un fil conducteur autour du bleu, qu’il fasse écho au bleu de cobalt de Van Gogh ou aux synthés FM du Grand bleu.

Au final, l’album “Vertige Exhaussé” virevolte entre mélodies addictives (Vertige Exhaussé, Saphir), rythmes chaloupés (Vas-y Fais-le Vite, Bleu Cobalt), atmosphères cotonneuses (L’Au-Delà, L’Originel) et refrains entêtants (Étrange, En Cascade). La voix suave de Julia Jean-Baptiste (nouvelle membre du prestigieux groupe Nouvelle Vague) n’est pas sans rappeler celle de l’immense Sade, et se joue avec délice de ces montagnes russes.

Dans un paysage hexagonal musicalement de plus en plus éclaté – entre une pop à papa peu au goût du jour et un rap en passe de devenir la nouvelle norme radiophonique –, Pendentif trouve le juste milieu, le bon tempo. Quitte à donner le vertige pour faire rentrer le groupe aquitain dans une seule case.

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