GiedRé

GiedRé est les gens

Disponible
Ven 27 septembre 2019
Début 20:30
Réserver Dès 12.-

GiedRé  est  un  OCNI.  Comprenez  « Objet  Chantant  Non  Identifié ».  Affectant des tenues au kitsch intelligemment stylisé et au savant mauvais gout, cette  lituanienne  arrivée  en  France  à  l’âge  de  sept  ans  plante  un  hachoir  de  fraîcheur dans notre paysage musical. Quand la chanson hexagonale se complaît dans  la  tranche  de  vie  blafarde,  GiedRé  aborde  les  vrais  sujets  (la  mort,  la  souffrance, la solitude, la maladie, l’abandon, le deuil...) avec une délicatesse rigolarde, une potacherie de dentellière et un refus de tout compromis.

Mais ne vous y trompez pas :  ici,  rien  de  vulgaire,  rien  de  complaisant. Dans ses  textes, GiedRé appelle un chat un chat et ne nous épargne rien… surtout le pire ! Chaque  antienne  est  comme  une  petite  nouvelle,  une  comptine,  quelque  fable  incisive, que la chanteuse nous glisse depuis son œil de biche chirurgicale, jouant de sa vraie-­‐fausse candeur avec une soufflante virtuosité.

A mille lieues de la chanson bêtement engagée (qu’elle brocarde à loisir et raison), GiedRé ne s’embarrasse pas de concepts ; elle ne s’intéresse pas aux idées mais aux gens, aux êtres, dans toute leur désolante banalité/complexité.

« Comprendre  et  ne  pas  juger »  proclamait  Simenon :  à  sa  façon  -­‐mutine  et  funambule, charmeuse et percutante-­‐ GiedRé ne dit pas autre chose. Sa comédie humaine est un monde d’éclopés et de salauds, ou chacun oscille entre le calvaire et  l’extase,  englué  dans  le  réel  le  plus  poisseux  et  le  plus  simple.  Elle  ne  délivre  aucun message inutile : elle montre, tout, jusqu’à l’hilarant, jusqu’à l’atroce.
En 2017, GiedRé est le fruit d’une époque qui a digéré Brassens et Houellebecq.
Baladine nomade, elle a, au gré de ses albums (depuis 2011 : Mon premier disque, Mon premier CdVd et MoN PREMIER ALbuM geNRe PaNNiNNi, tous les trois auto-­‐produits et auto-­‐distribués ; MoN PREMIER ALbuM VeNdu daNS LeS VRAIS MAGASINS et MoN PReMieR aLBuM aVeC D’auTReS iNSTRuMeNTS Que JuSTe La GuiTaRe, également auto-­‐produits et distribués par la Fnac) parcouru les routes de France et les salles parisiennes (La Cigale, l’Olympia…) pour faire rire et glacer.

En 2017, GiedRé est le fruit d’une époque qui a digéré Brassens et Houellebecq.

Baladine nomade, elle a, au gré de ses albums (depuis 2011 : Mon premier disque, Mon premier CdVd et MoN PREMIER ALbuM geNRe PaNNiNNi, tous les trois auto-­‐produits et auto-­‐distribués ; MoN PREMIER ALbuM VeNdu daNS LeS VRAIS MAGASINS et MoN PReMieR aLBuM aVeC D’auTReS iNSTRuMeNTS Que JuSTe La GuiTaRe, également auto-­‐produits et distribués par la Fnac) parcouru les routes de France et les salles parisiennes (La Cigale, l’Olympia…) pour faire rire et glacer.

Car  elle  est  drôle,  GiedRé :  à  se  déboiter  la  mâchoire !  Un  sens  comique  implacable, ouvragé par sa formation de comédienne, à l’ENSATT. Tout son tour de chant (nous ne sommes pas au concert, pas non plus au théâtre, mais quelque part  entre  le  music-­‐hall  et  le  stand-­‐up)  est  un  authentique  spectacle,  verrouillé  comme un château de cartes. Une sorte de boite a bijou dont chaque joyau serait épicé de sang frais, saupoudré de malaise et relevé d’un zeste de sadisme.

Voici trois ans, elle s’est même exportée au Japon pour lancer la version nippone d’On fait tous caca !

Dira-­‐t-­‐on  que  Lalala,  son  dernier  album  est  celui  de  la  maturité ?  Cette  formule consacrée ne signifie pas grand-­‐chose, surtout si on l’applique à cette douce asperge balte aux allures de schtroumpfette, qui vient de fêter ses trente ans. Disons que Comme tout le monde, Pas des hommes ou Quand on est mort sont  des  chansons  moins  guillerettes,  plus  sombres.  Désormais  le  rire  s’étrangle  car il dévoile sa lucidité. Tout rigolarde qu’elle soit, GiedRé pointe la souffrance des  petits,  des  sans-­‐grades.  Mais  sans  jamais  verser  dans  l’indignation  consensuelle. Au sens premier du terme : GiedRé compatit. Et cette compassion abrasive ne se drape d’aucun tabou, sinon la générosité.

Nul  risque,  donc,  que  GiedRé  soit  rattrapée  par  le  maelstrom  de  la  variété.  Ses  disques sont autoproduits, elle en a le final-­‐cut, tout comme ses clips ou ses livrets d’albums,  qu’elle  mitonne  avec  une  précision  d’artificier.  Les  concessions ?  Connaît pas.

À partir de Novembre 2017, GiedRé présentera son nouveau spectacle au Zébre de  Belleville,  « GiedRé  Est  Les  Gens »,  accompagnée  pour  la  première  fois  d’un  multi-­‐instrumentiste, puis reprendra la route pour ce qu’elle appelle ses « tournantes ».

Aux abris : voici l’OCNI !

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