GiedRé

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Baladine nomade, GiedRé reprend la route pour ce qu’elle appelle ses « tournantes »

Guitare noire et cheveux blonds, GiedRé chante ces petites choses dont on a honte mais qui font rire quand les autres les racontent. En deux notes et trois accords, elle retrace le destin tragique mais rigolo d’un nain paralytique qui rencontre l’amour dans un chenil à Roubaix, chantonne le parcours d’une joyeuse bande de prostituées unijambistes, et s’amuse des paradoxes d’un monde politiquement très correct.

GiedRé est le fruit d’une époque qui a digéré Brassens et Houellebecq. Elle est drôle, GiedRé : à se déboiter la mâchoire ! Un sens comique implacable, ouvragé par sa formation de comédienne. Tout son tour de chant (car ce n’est ni un concert, ni du théâtre, plutôt à mi-chemin entre du music-hall et du stand-up) est un authentique spectacle, verrouillé comme un château de cartes. Une sorte de boite a bijou dont chaque joyau serait épicé de sang frais, saupoudré de malaise et relevé d’un zeste de sadisme. Au gré de ses nombreux albums, tous autoproduits, GiedRé aborde les vrais sujets (la mort, la souffrance, la solitude, la maladie, l’abandon, le deuil…) avec une délicatesse rigolarde, une potacherie de dentellière et un refus de tout compromis. Les concessions ? Elle ne connaît pas.

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