Disponible
Mer 6 juillet 2022
Réserver à venir

Des poèmes nocturnes réunis dans le tout premier album de Lewis OfMan "Sonic Poems"

« Beware of nightlife vampires though, they will take you to a corner and enter in your mind by making you feel like your life is a mistake. If you see one, just run away or kiss your lover on the neck. » La nuit est souvent une aventure. Au crépuscule, les langues se délient et le tempo augmente, avec le volume des enceintes. Du tubesque Attitude au single Boom Boom, soyez les bienvenus dans le club de Lewis OfMan. Les morceaux qui s’y jouent sont comme des poèmes nocturnes, réunis dans un tout premier album, le bien nommé « Sonic Poems ».

Depuis ses premières compositions réalisées à 11 ans sur Garageband jusqu’à Dancy Party (2021), en passant par le très remarqué Yo Bene (2017), Lewis OfMan a toujours fait la part belle à la musique de fête. Celle qui résonne au loin à l’heure où le soleil commence tout juste à décliner. Avec « Sonic Poems », le producteur parisien avance un peu plus loin au cœur de la nuit. « Let’s get drunk and keep it light » annonce le morceau Misbehave, qui invite à trinquer aux fautes que l’on commet lorsque l’on a trop bu, aux rencontres à la sortie des clubs (Love Parade), aux messages envoyés dans un état second (Too Much Text).

Hommage peu surprenant, lorsque l’on sait que ce sont les rencontres qui ont marqué le parcours de Lewis OfMan dans la musique. Tout commence par un projet de remix, finalement devenu une chanson originale pour Vendredi Sur Mer (La femme à la peau bleue). S’ensuivent une session surréaliste dans une chambre avec le rappeur Rejjie Snow, des premières parties avec Yelle ou encore des productions pour The Pirouettes et Fakear. C’est donc sans surprise que pour finaliser son premier album, Lewis Delhomme, de son vrai nom, a rendu visite à Tim Goldsworthy et Bruno Ellingham (Massive Attack, LCD Soundsystem, The Rapture…) en Angleterre.

Pourtant, si le disque est imprégné d’une patte anglophone, à commencer par les textes, quasiment tous écrits en anglais, il n’est pas exempt d’influences éparses, nourries des voyages de Lewis OfMan. D’abord avec un Barcelone fantasmé, que l’on observe depuis la colline de Montjuïc (Las Bañitas), puis avec la Toscane (Sorry Not Sorry) avant de revenir à Paris avec des chansons d’amour chantées en français, plus cotonneuses, comme un clin d’œil aux morceaux qui l’ont fait connaître (Regarde moi). Des morceaux construits comme des poèmes, des rollercoasters, ou peut-être même les deux.

Lire la suite
Vous aimerez aussi